| Etires toi ! | Les étirements "ne peuvent pas faire de mal". Certains nient leur efficacité, ils sont rares et se basent pour ce faire sur des résultats d'études en laboratoire qui oublient souvent certains paramètres de la pratique sportive réelle. En revanche, ceux qui pratiquent assidûment les étirements disent ne plus pouvoir s'en passer. Surtout s'il s'agit de sports à choc (course à pied…) dont le vtt est proche (pensez aux secousses incessantes).
On a longtemps dit qu'il fallait étirer les muscles qui avaient travaillé, ce qui amène de nombreux cyclistes à étirer seulement leurs membres inférieurs. Actuellement, une nouvelle approche se fait jour qui consiste à dire qu'il faut étirer tous les groupes musculaires tout en étirant plus ceux qui ont beaucoup travaillé. Pourquoi?
- Un muscle travaille rarement seul. Il s'insère dans une chaîne. Ex: lorsque l'on travaille les lombaires en remontant le tronc en bout de "table", les fessiers et les ischios jambiers travaillent aussi, sans compter les contractions "parasites" de muscles à priori non concernés, du fait de l'intensité de l'effort.
-À un certain niveau de pratique (notamment en contraction – relâchement), les étirements deviennent une forme de renforcement musculaire. Ils participent donc à la prévention des blessures à la fois en préservant une certaine élasticité et tonicité musculaire, et une bonne coaption ("tenue") articulaire.
- Des étirements ou renforcements centrés sur un seul groupe musculaire peuvent entraîner un déséquilibre entre ce groupe et son antagoniste, plus raide. Des cyclistes qui musclent et étirent beaucoup les quadriceps peuvent finir par avoir comparativement des ischios jambiers fragiles s'ils ne les renforcent pas et ne les étirent pas. Il s'agit donc bien de mettre l'accent sur les groupes qui travaillent le plus dans le geste cycliste, sans oublier les autres. D'autant qu'on a recensé 32 muscles qui contribuent au geste du pédalage…Toujours la différence entre dominante et exclusivité.
JP S - L'envers du vélo |
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